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Les animaux au coeur de la résilience, c’était le sujet d’une conférence du Point rose animée par la psychologue Marjorie Césaro, thérapeute en médiation par l’animal pour évoquer le rôle des animaux et de la médiation animale dans les processus de résilience. Dans les activités du Point rose, les animaux occupent en effet une place centrale. Bien plus que des animaux de compagnie, leur présence parvient à rassurer et apprivoiser les coeurs malmenés par la vie. Les parents dont l’enfant est atteint d’une grave maladie exaucent souvent son rêve d’avoir un petit animal pour l’aider dans son combat et ajouter de la vie et des petits bonheurs à ses jours. Quand l’enfant décède, ce petit animal devient un lien à l’enfant. Parfois ce lien est trop douloureux pour permettre aux parents de garder l’animal dont ils préfèrent alors se séparer. Mais la plupart du temps, l’animal devient une aide précieuse par sa seule présence.

Nathalie raconte comment le petit chien de sa fille l’aidait quand elle se retrouvait seule face au vide immense. Son Cavalier King Charles la réconfortait en la suivant partout, même au cimetière. Son besoin d’attention et de présence physique, sa chaleur et la douceur de son pelage étaient d’immenses ressources les jours de désespoir, mais aussi quand la vie se réinvitait dans sa vie.

Les animaux ont aussi une forme de dépendance à leur « humain » ce qui demande à ce dernier de se dépasser pour en PRENDRE SOIN, pour le nourrir, le sortir. Ce même « prendre soin » qui est impensable pour des parents en deuil de s’accorder à eux-mêmes, ils vont pouvoir le transposer. Là aussi les animaux sont un lien vers le vivant dans la vie, vers le dehors, le HORS SOI.

Marjorie explique que les animaux permettent d’interagir, ils créent du lien avec nous-mêmes et avec les autres. « Ils viennent nous reconnecter à quelque chose d’essentiel en nous. Ils nous reconnectent à une joie en nous. Notre nature humaine est comme réactivée, le lien social aussi. « Les animaux ont une façon d’être qui n’empiète pas. Ils offrent un regard qui crée le lien sans assigner une place, un regard qui invite à exister sans induire de jugement. »

L’animal n’attend rien en retour, il est là et il se contente que l’on soit là. Il nous offre une reconnaissance inconditionnelle. Dans les premiers mois du deuil, cette présence inconditionnelle, « sans condition » au sens propre, réconforte sans pression, sans exigence en retour, sans contrepartie, sans jugement… L’animal apporte une aide dans le deuil… en aidant à sortir de son intériorité. L’animal convoque à une altérité. « Je suis là comme toi, qu’est-ce que tu fais de moi? ». La présence de l’animal vient combler le manque physique et offre une altérité. Les animaux sont des êtres vivants qui ont cette capacité de donner sans juger, sans attendre de la personne qu’elle soit « bien ». Ils apportent dans leur regard, leur sensibilité, cette écoute bienveillante qui fait d’eux aussi le confident auquel on peut parler de ses MAUX aussi bien en MOTS qu’en ÉMOTIONS, qu’en É-MAUX-TIONS.

L’animal peut être un tuteur de résilience. Le tuteur de résilience permet d’aider à trouver en soi des ressources de résilience. L’animal peut servir de tuteur de résilience en nous permettant de mobiliser ou retrouver en nous des ressources : Il va falloir entrer en communication avec lui, en prendre soin, l’apprivoiser… Les animaux aident à créer des relations, à donner du sens, ils renforcent l’estime de soi L’observation et le rapport physique à l’animal renvoient au rapport au vivant.

« Nous connaissons tous des enfants, des jeunes, des parents, des familles qui, placés dans des conditions difficiles, parfois même dans des situations gravissimes, parviennent à assumer et souvent même à fonctionner ensuite à un niveau qu’ils n’auraient peut-être pas atteints sans l’épreuve. Mais on n’est pas résilient tout seul. Il faut d’abord des qualités personnelles, intrinsèques, souvent latentes mais révélées par le traumatisme : capacité à créer des relations, à donner du sens aux évènements, au vécu, estime de soi, capacité d’anticiper et humour. Le sujet devient résilient grâce à une ou plusieurs personnes : de son entourage proche, de son voisinage, de sa communauté, des services fréquentés… » (In Boris Cyrulnik et la petite enfance,  J.Epstein , Tout se joue avant la mort…ou presque, est psychosociologue spécialiste de l’enfant et de la famille, p.560, il cite à propos de la résilience Michel Manciaux, l’ancien directeur du Centre International de l’enfance, défenseur de la résilience.

Marjorie Cesaro est psychologue clinicienne / Intervenante en médiation par l’animam, certifiée Peccram / Lire avec le chien – Consultation en cabinet à Marseille et à distance – Tél. 06 60 62 61 46

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