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C’était les 31 octobre et 1er novembre au Parc Chanot de Marseille, des conférences, tables-rondes et projections-débat qui se sont succédées tout au long de ces deux jours afin d’aborder les thème suivants : le deuil, l’empreinte numérique, les rites et croyances, la résilience, les aides pratiques et enfin l’impact sociétal.
Avec : Boris Cyrulnik, Christophe Fauré, Eric Dudoit et Stéphane Allix
La vidéo de l’intervention de Christophe Fauré sur le processus de deuil: Christophe Fauré est psychiatre et psychothérapeute, spécialiste du deuil, des ruptures de vie, et de leur accompagnement : deuil, maladie grave et fin de vie, séquelles.

Dans sa conférence si éclairante et si réconfortante pour les personnes et les parents endeuillés , il explique avec des mots infiniment doux ce qui se joue « quand on perd son petit » 💞…À écouter pour vivre et comprendre le deuil autrement. Et pour comprendre l’importance de l’accompagner aussi. Merci Christophe Fauré. On a hâte de vous revoir au Point rose au Printemps.

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Le film « Et je choisis de vivre » a été projeté, suivi d’une conférence-débat avec le co-réalisateur Damien Boyer et en parallèle à de nombreux ateliers et tables rondes qui ont eu lieu tout au long de la journée, Nathalie Paoli et Le Point rose sont également intervenus lors de ces journées organisées par la MAIF, le groupe VIV, la Maison des obsèques en partenariat avec Le Point rose !
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Et à l’occasion de cette manifestation, afin d’aider les personnes à vivre la tradition de la Toussaint autrement, nous avons offert des bougies d’extérieur aux participants pour les encourager à illuminer les cimetières et ajouter de la vie à la mort, les 1er et 2 novembre. 🕯
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➡️ La Mort et son impact, conférence inaugurale : c’est Éric Dudoit, Psychologue qui a ouvert cet événement hors norme consacré à la mort…. La mort qui décuple l’envie de vivre si on ose lui faire une place dans notre vie sans faire comme si elle ne nous concernait pas. Alors pour introduire cet événement audacieux, quel meilleur témoin qu’Éric Dudoit qui accompagne au CHU la Timone les personnes en soins palliatifs vers la mort ?

« Depuis près de vingt-deux ans que je fais ce métier, je l’ai maintes fois imaginée, cette mort. J’ai tellement vu ces moments de départ… sans jamais vraiment en saisir toute la sacralité.
L’hôpital a oublié d’être ce sanctuaire où l’on est heureux d’aller « travailler ». L’hôpital n’est pas un lieu de paix et de repos. La laïcité en a balayé la spiritualité en même temps que la religion, et le sacré n’y a généralement plus de place, il nous faut cependant trouver autre chose que ce que l’on trouve dans les facultés, quelque chose d’une sensibilité forte, d’un respect, d’une humanité. Coincés entre une médecine consumériste et l’utopie sociale de la santé parfaite.
Ainsi, il nous faut construire des maisons de l’homme vivant en joie-tristesse. Soigner dans la joie n’est pas une utopie. Je l’ai vu et je l’ai vécu, même lors d’un décès, et c’est une nécessité. Mon métier, c’est la vie, même en des lieux où l’on meurt. De ce fait, la mort se trouve être subversive de la clinique du vivant. Mon expérience montre que les médecins n’y sont pas opposés, par contre ils n’y sont pas préparés. »

 

 

Merci à Philippe Schmit, le directeur de la rédaction de La Provence pour ce bel édito qui résume le sens et l’enjeu de cet événement hors norme :

Colloque "La mort, si on en parlait" - La Provence, 27 octobre 2019

Colloque « La mort, si on en parlait » – La Provence, 27 octobre 2019

 

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