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Nous étions plus de 200 rassemblés devant le chemin de l’école primaire Virginie Dedieu de Bouc-Bel-Air qui porte désormais le nom de Gabin, en mémoire de la joie qu’il y a vécue, mais aussi en hommage au combat des enfants qui se battent comme lui contre le cancer. Gabin a perdu ce combat en septembre mais il a gagné celui de l’amour et de l’espoir. L’espoir qu’un jour la recherche puisse avancer et guérir les cancers des enfants.

Alors au milieu des ballons rouges et des personnages de Star Wars, au plus près de l’univers de Gabin, le panneau fut dévoilé par les enfants, en présence du maire Richard Maillé et de sa première adjointe Amapola Ventron sur la musique de « On écrit sur les murs », interprétée par l’enseignant de Gabin, Pierre Espi, reprise par les enfants et le public.

C’est pour nous l’occasion d’aborder le sujet du tabou de la mort… Est-ce traumatiser à nouveau les enfants que d’en parler ?

La démonstration en images que la peur de certains adultes et parfois de certains enseignants de REMUER LE COUTEAU DANS LA PLAIE en reparlant aux enfants qui ont été confrontés à la mort de l’un d’entre eux, de l’enfant défunt ou en les associant à des hommages ou événements en lien avec lui est infondée et peut être une projection de leurs propres peurs.

Les enfants vivent la mort comme un tabou si nous-mêmes adultes la vivons comme taboue. Il est important au contraire de les aider à en parler et à faire une place à l’enfant qui n’est plus là dans la vie et sans tabou.

Ne pas parler d’un sujet douloureux n’empêche pas d’en souffrir.

Mettre une chape de silence sur le sujet a même toutes les chances d’aggraver cette souffrance.

Les mots au contraire, les actes, les rituels, individuels ou collectifs, sont réconfortants et thérapeutiques pour apprivoiser l’absence, donner du sens, perpétuer le souvenir dans la vie et l’amour. C’est ce qu’explique Christophe Fauré, l’un des plus grands psychiatres du deuil en France.

Alors merci aux parents et aux enseignants de l’école Virginie Dedieu présents à l’inauguration du Chemin Gabin d’avoir associé leurs enfants. Ces enfants qui sont la vie, l’espoir, et qui souvent, comme Gabin aujourd’hui, nous montrent le chemin…

La journée mondiale contre les cancers pédiatriques a désormais un lieu et un nom à Bouc-Bel-Air : « Chemin Gabin ». Tout prés de la vie et de l’amour de son école.

Merci à tous ceux qui ont permis cette magnifique inauguration. Et merci à Lionel et Muriel d’avoir partager avec nous l’amour de Gabin. ❤️🌟

 

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