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Ginette RAIMBAULT, grand médecin clinicien psychanalyste, spécialiste des enfants atteints de maladies incurables, explique comment, face à sa mort, l’enfant veut mettre à l’abri sa famille, il souhaite que sa famille ne se rende pas compte que lui sait.

« Les enfants malades savent bien que leur mort va faire du mal à ceux qui restent ».

Car l’enfant atteint par une maladie grave sait dans son corps.

Elle explique que la peur de se confronter au savoir de l’enfant sur sa maladie et sur sa mort, fréquente chez ses parents et ses soignants, est souvent un un refus de considérer l’enfance autrement que comme le temps de l’insouciance et de l’innocence. Les enfants ont une histoire, un vécu, une perception de la maladie, peut être plus grande encore que nous, même si elle ne passe pas nécessairement par une verbalisation consciente.

Or, tant de parents souffrent d’imaginer le savoir et la compréhension que leur enfant a ou avait de sa maladie et de sa mort.

Pendant son accompagnement en fin de vie, puis pendant son deuil sous la forme de questionnements incessants et culpabilisants.

Et si leur plus grande souffrance c’était la nôtre ? Car ils savent la douleur que la perte d’un enfant peut provoquer chez ses parents. Nous souffrons d’imaginer la sienne, il souffre d’imaginer la nôtre…

Et si nous arrivions à nous confronter et à croiser ces représentations ? C’est un des sujets de cet entretien de France Culture. Et c’est ce que nous vous inviteront à faire avec les élèves du lycée de l’Olivier de Marseille et leur professeur Olivier Alech-Gerard, le 5 juin prochain.

 

Article complet ICI

 

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