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Diffusé le mardi 5 mai prochain sur France 2, dans l’émission Infrarouge de Marie Ducker.

Un film sur le silence qui s’impose aux parents et s’immisce dans les relations quand leur enfant meurt. Ce film livre des paroles intimes sur le silence et le tabou qui entourent la mort d’un enfant.

La mort d’un enfant, pour ses parents qui lui survivent, est contre-nature et inconcevable. La douleur immense et indicible des parents endeuillés est comme un monstre qui vit en eux. Petit à petit, ils apprennent à l’apprivoiser, pour pouvoir continuer à vivre avec les autres, en couple, en famille, en société. Trop souvent, s’ajoute à la souffrance un silence étouffant, imposé aux parents par le regard des autres. Car la mort d’un enfant fait peur, comme une maladie contagieuse que l’on fuit. Dans ce film, trois mamans et un papa endeuillés prennent la parole, s’extraient du silence et de la solitude pour nous aider à mieux comprendre ce tabou.

« Nous voudrions que ce film serve à mieux rencontrer et accompagner les parents endeuillés qui peuvent être nos parents, nos compagnons, nos frères, nos sœurs, nos cousins, nos amis, nos voisins, nos collègues », expliquent les auteurs réalisateurs Caroline Conte et Thomas Robin.

Ils sont sans leur enfant, alors pour les autres il n’existe pas. Pour les autres, ils ne sont plus parents de cet enfant qui n’est plus. Pourquoi les parents endeuillés doivent-ils mettre une assiette vide à table pour que les gens se souviennent ?
Après la mort de leur enfant, quatre parents, Claire, Katia, Sandrine et Jean-François racontent pour la première fois comment, en plus de la douleur de l’absence, il leur faut s’adapter aux attentes extérieures d’une société où la mort est tue, enterrée.

Dans notre société, la mort d’un enfant n’existe pas. On naît, on grandit, on devient adulte, âgé, puis l’on meurt. Personne ne nous dit que l’on peut mourir à tous les âges. Comme on ne parle pas des enfants qui meurent, on ne parle pas non plus de leurs parents, endeuillés. La société les a rendus invisibles parce qu’ils portent en eux une réalité trop douloureuse. Une réalité que l’on voudrait oublier mais pourtant, des enfants meurent chaque jour.

Non, la mort d’un enfant n’est pas une maladie contagieuse ou honteuse. Oui elle fait peur, laisse tout le monde désemparé, incapable de réagir, de parler. Mais comment accompagner ? Il n’y a pas de recette mais souvent, il n’y a pas besoin de faire, il s’agit juste d’être présent, de se tenir chaud. Être à côté, écouter, ne pas donner de conseils mais oser parler de tout. Benoît, le compagnon, Catherine et Annie (les amies), racontent la difficulté d’être à côté.

Quelle place donne-t-on aux parents endeuillés dans notre société ?

Aux yeux des autres, ils ne sont plus que les parents d’un enfant mort, ils sont réduits à cela. Pourtant, ils sont bien vivants et restent des parents, des amoureux, des amis, des collègues, des voisins. Cette dualité compliquée à accepter pour les autres l’est aussi pour eux. En permanence, cohabitent en eux une joie de vivre et une tristesse immense. Alors, ils se mettent à l’écart du monde pour se reposer et prendre le temps de s’ajuster à ce qui leur est arrivé, à ce qu’ils sont devenus.

Ce film livre des paroles intimes sur le silence et le tabou qu’entourent la mort d’un enfant.

« Dites-leur que je suis vivant » ne délivre pas de modèle, ni de recette miracle, mais nous voulons qu’il ait un parfum d’universalité. Il ne concerne d’ailleurs pas, que les parents endeuillés ni leur entourage. Ce sont plus largement des paroles sur la mort, l’amour, la fragilité, l’amitié. Ces parents ont des choses à nous apprendre, à nous tous.

Mardi 5 mai à 23h05 ou le lendemain en replay
Film disponible en visionnage sur
https://www.francetvpreview.fr/

https://www.francetvpro.fr/…/communique…/infrarouge-36755463

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