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S’il y a bien un chose qui change avec la mort d’un enfant c’est le rapport au cimetière ; ce lieu un peu dérangeant que la plupart des gens ne fréquentent que les jours « obligés » des obsèques, de la Toussaint ou des dates anniversaires. Mais pour de nombreux parents endeuillés s’y rendre représente un réconfort, un apaisement, surtout les premières années sans leur enfant.

Aller sur la tombe de leur enfant les aide à compenser son absence physique le temps de se construire une présence intérieure de l’enfant suffisamment rassurante pour qu’elle les accompagne où qu’ils aillent. C’est aussi un lieu et un support important de rituels souvent quotidiens au début, de jour comme de nuit, quand les cimetières le permettent.

Les premiers temps, l’idée même de s’en éloigner est souvent insupportable aux parents qui éprouvent le sentiment fort d’abandonner alors leur enfant. Mais pour l’entourage, la persistance et la fréquences de ces visites au cimetière sont un signe fort que ces parents ne vont toujours pas mieux ou pire que leur deuil risque de devenir pathologique.

Bien au contraire, comme l’explique le psychiatre du deuil Christophe Fauré, ces rituels d’accompagnement de l’absence physique sont indispensables même s’ils prennent des formes et des lieux différents pour chaque parent. Ils sont des alliés importants sur le chemin de la résilience et de ce qu’il appelle le processus de «cicatrisation psychique » après une mort aussi violente et contre-nature.

Et en accompagnant les familles en deuil d’un enfant, et en échangeant avec elles sans tabou sur leurs rituels, on s’aperçoit à quel point ils sont riches de sens, d’amour et de réconfort.

Bien loin de l’opinion qui y voit souvent des pratiques mortifères, ces visites et ces rituels répondent à un besoins essentiel commun à de nombreux parents : celui de faire de la tombe de leur enfant, un lieu de vie et d’amour à son image, où ils pourront y marquer les fêtes, les saisons, les moments importants de la vie sans lui, en l’associant un peu autrement. En investissant ainsi ce lieu de vie et d’amour, la vie se réinvite peu à peu dans la leur…

À l’image de Lydie et Fabienne qui avec leur fille Léa et Zoé ont vécu ensemble une journée à jardiner et décorer les tombes de Théo et Arthur, même plusieurs années après leur décès.

Et quand on voit les sourires, la vie, l’amour qui se dégagent de leurs photos, comment y voir une journée mortifère ?… Merci pour avoir partagé ces photos qui donnent tant d’espoir 💞

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