Le Point rose

Actions / Projets

Une rentrée des classes pour renaître ou disparaître…

Aujourd’hui c’est la rentrée des classes. Combien de parents ont le coeur serré en n’accompagnant pas leur enfant? En se rappelant sa dernière rentrée ou en imaginant celle qu’il n’aura jamais… L’angoisse et la tristesse se sont installées doucement la semaine précédant ce grand jour, jusqu’à prendre toute la place la veille au soir. Même en ayant la chance de préparer la rentrée de son frère ou de sa soeur, l’enfant défunt créé un vide abyssal encore plus difficile à vivre à cette période.

Les déclarations des parents en deuil n’en finissent pas de l’exprimer sur les réseaux sociaux :

Edgar et Louis, rentrée 2015

Edgar et Louis, rentrée 2015

« Ce soir, j’ai une revendication particulière à faire en cette veille de rentrée… certains enfants, Loulou, Carla, Roma, Capucine, Valérie, Théo, Renaud, Flavien , Chloé, Ivaylo, César, Lyndsai, Eleana, et bien d’autres, pardonnez moi, la liste de tous ces enfants serait bien trop longue, ils sont tellement nombreux, n’inaugureront pas leurs nouveaux cartables, leurs nouvelles chaussures et seront absents des bancs de leurs écoles, de leurs cours de récréation …. alors, une pensée pour eux, demain, quand vous accompagnerez vos enfants, serait leurs rendre un bel hommage…..Cette photo a été prise le matin de la dernière rentrée de Louis. Demain, Edgar sera seul… demain, Louis ne fera pas sa rentrée en 6eme…. », demande Véronique, maman de Louis et Edgar.

« Ce soir, je n’ai preparé qu’un seul cartable, qu’une seule tenue,..etc. et demain matin, sur le chemin de l’ecole pour cette 1ere rentrée une de mes mains se refermera sur le vide… Il y a de nombreuses choses pour lesquelles je ne sais pas quand elle les auraient faite, perdre sa 1 ere dent, se marier, devenir maman…mais demain je sais ce qu’elle aurait du faire. Alors ce soir mon coeur saigne comme la pluie…. », partage Géraldine, maman d’Elouenn, soeur jumelle Margod.

Pour Stéphanie, maman de Renaud, le jeune frère de Coline et Thibault : « À l’heure où tous préparent leur rentrée, il n’y aura pas de rentrée pour toi cette année … et il n’y aura d’ailleurs plus jamais de rentrée pour toi chéri… Ta dernière rentrée c’est de manière héroïque que tu l’as faite … je n’oublierai jamais les cris de bonheur et l’émotion des enfants en te voyant, tous ont été fiers et épatés de cette force et de ce courage dont tu as fait preuve… et tu auras été « leur mascotte du collège » »

IMG_1883

Lélia et Pablo

Pour Isabelle qui compte les années qui la sépare de sa dernière rentrée avec sa fille  Lélia : « Deux ans que je ne prends plus de photos pour la rentrée… Demain pour la cinquième fois Pablo fera sa rentrée sans sa soeur… ».

 

La veille de la rentrée, Nathalie pense douloureusement au temps heureux où elle collait encore les étiquettes au nom de Carla-Marie sur toutes ses petites affaires…

FullSizeRender-361

 

 

 

Lydie poste sur sa page Facebook, en pensant à Théo qui n’accompagnera pas sa grande soeur Léa : « Tous ces petits anges qui ne feront plus jamais leur rentrée des classes dont Théo qui aurait dû rentrer en CP… dans l’espoir que la recherche progresse enfin ».

Rosalia, pour la première rentrée de Zoé sans son grand frère Yvaylo, met un point final à ses Bulles d’air, un recueil de poèmes et de récits autobiographiques commencés à son chevet : « Le point final est mis.
Pour cette rentrée d’aujourd’hui. Pour ces 20 classes au moins*. Afin que ce qui avait été écrit, puisse être connu, et que la connaissance devienne notre force ». (*500 enfants, soit l’équivalent de 20 classes, décèdent chaque année en France du cancer)

A la question de comment elle vit cette première rentrée sans Chloé, la petite soeur de Charlen, sa maman Christelle écrit tristement : « Que c’est difficile de ne pas avoir préparé cette journée avec elle, de ne pas avoir le récit de sa 1ère journée en 5ème. Depuis quinze jours, j’y pense tous les jours. Je ne pourrais plus l’attendre sur le chemin du retour, l’inscrire et l’accompagner à l’escalade. Je ne l’entendrais plus me réciter ses poésies. Et surtout je ne pourrais plus l’embrasser le matin avant qu’elle parte… »

Quant à Sandrine, qui n’accompagne plus d’enfant à l’école ce matin.. : « Voir les copines de Roma sur Facebook faire leur rentrée sans elle est des plus difficile ».

13625399_1092617310816463_2397019639291179454_n

Le post de Melisa, maman de Gisèle décédée à 6 mois

 

Alors comment vivre cette rentrée? En l’évitant et faisant tout pour l’ignorer? En fuyant les médias et les réseaux sociaux inondés des posts de parents heureux et fiers de la rentrée de leurs enfants?

Et quand on doit prendre le chemin de l’école malgré tout pour son autre enfant, quand on a encore cette chance-là que tous les parents n’ont même pas hélas, en faisant comme s’il ne manquait pas son frère ou sa soeur?

En saluant les autres parents comme si on était un parent comme les autres sans évoquer son enfant absent qui fait si peur parce qu’il rappelle que cela peut arriver de perdre son enfant?

Tout le monde, nos parents les premiers (souvent pour ménager les autres parents et ne pas se sentir en plus dérangeants ou rejetés) fait comme si tout était (presque) normal…

 

FullSizeRender-350

Toutes ces solutions apparaissent souvent aux parents les seules possibles. Et pourtant… Aucune ne les aidera. Au contraire. Elles risquent fort de les enfermer un peu plus dans leur malheur en les isolant et en les obligeant à faire comme si la vie avait repris son cours (presque) normal tandis qu’ils vivent toujours intérieurement un tsunami émotionnel dévastateur.

Alors quelle est la solution? La solution, c’est d’oser en parler et faire face à la réalité. Une école qui a vécu quelques mois plus tôt la perte de l’un de ses élèves ne peut reprendre son cours normal la rentrée suivante… »comme si de rien était ». Ses élèves, ses enseignants, tout son personnel sont forcément encore marqués par ce drame.

21314657_490545444633359_1177810638394274176_n

La rentrée solitaire d’Armani, la grande soeur d’Eleana

Alors, osons évoquer l’absence de l’enfant, osons parler de ce frère ou de cette soeur, de ce camarade qui manque à l’appel et auquel beaucoup penseront en silence. Osons imaginer une action, réfléchir à une oeuvre collective à proposer aux écoles et aux enfants qui les libèrera de ce poids vécu dans le silence.  Ne plus en parler, quand c’est encore aussi présent dans les coeurs et les mémoires, n’aide pas à oublier.

Oser parler d’un sujet douloureux, c’est déjà l’accepter sans le nier. C’est commencer à le mettre à distance. Et l’acceptation est bien la première étape de la résilience. Oser en parler pour le transformer, lui faire une place dans la réalité pour qu’il ne prenne pas toute la place, c’est lui donner un sens et faciliter la vie et la résilience de ceux qui restent.

IMG_1967

Clarisse, portée par Capucine, sa grande soeur Point rose

Aux parents, aux fratries en deuil, c’est montrer qu’on les accepte avec l’enfant défunt qu’on n’oublie pas, qu’ils ne sont pas obligés de le cacher pour être à nouveau fréquentables.

Aux camarades de classe, c’est montrer qu’après un aussi grand malheur, il est possible de vivre sans oublier, et même de transformer le malheur en vie, force et partage.

 

C’est cette solution que Le Point rose propose aux établissements scolaires confrontés à la perte contre-nature d’un enfant,  sous la forme d’une intervention en deux temps: 

Un échange et une réflexion théorique d’abord, animés par des psychologues et professionnels de la résilience.

 

Une mise en application pratique collective ensuite, avec l’intervention d’éducateurs spécialisés. Car parler dans ce domaine doit préparer à vivre ensemble le meilleur comme le pire. Les possibilités de mise en application sont multiples et sont à imaginer avec l’école et ses enseignants en fonction des temps forts de la vie de l’établissement ou de ses activités:

IMG_0715

Faire travailler les élèves sur le projet artistique d’une fresque où chacun y mettra un sens en lien avec son vécu; Organiser une journée sportive ou festive au cours de laquelle les enfants pourront imaginer une action en hommage à l’enfant : une course, une chorégraphie, un concours, une chorale, une pièce de théâtre, un spectacle, une lecture…. Les possibilités sont très nombreuses et à penser avec les enseignants et leurs élèves.

21318918_1683692494997709_8093170811917932943_oLes enfants sont si créatifs qu’ils nous étonnent bien souvent par leur sens naturel de la résilience, leur capacité à créer et imaginer des actions tournées vers la vie et le partage.

 

Et pourquoi pas le jour de l’anniversaire de l’enfant? Jour que son frère ou sa soeur, ses amis dans l’école auront tôt fait de rappeler et de se rappeler.

Alors plutôt que de les inciter à vivre cette journée seuls dans le silence et la peine, encourageons-les plutôt à oser parler de ce qu’ils ressentent et de ce que le souvenir de l’enfant leur inspire.

Nathalie se remémore le jour du premier anniversaire du décès de sa fille Carla-Marie qu’elle appréhendait tellement en allant chercher à la sortie de l’école sa fille cadette Paloma de 8 ans et sa cousine Julia.  Quelle ne fut pas sa surprise quand Paloma et sa nièce, scolarisée dans la même classe que Carla-Marie, lui remirent à la sortie un épais recueil de dessins intitulé :

« Les petits délices de Carla-Marie ».

FullSizeRender-351

Sur chaque page, les enfants s’étaient représentés chacun dans l’une de leurs passions ou activités préférées. Emerveillée et surprise, Nathalie avait alors demandé à Paloma le sens de ce recueil.

 

Et Paloma lui avait expliquée : « C’est pour montrer à Carla-Marie que la vie est toujours belle et que chaque fois qu’on fait quelque chose qu’on aime beaucoup, on pense à elle ».

FullSizeRender-353

FullSizeRender-352Les enfants sont étonnants de ressources de résilience quand on leur laisse la liberter de les exprimer.

Ce jour-là c’était les enfants eux-mêmes qui avaient appris à leur enseignant, (nouveaux dans l’établissement), le triste anniversaire et c’était eux qui avaient proposer de réaliser un recueil de dessins.

 

On s’apperçoit qu’il est alors possible de concilier ce que l’on pense souvent inconciliable, à savoir la vie et le deuil. Montrer aux parents que la vie continue et qu’il ne doit pas en être autrement au nom de tous ceux qui restent. Mais précisément, au nom de ceux qui restent, montrer que l’on peut continuer à vivre sans avoir pour cela à oublier l’enfant qui nous a quittés. Montrer aussi aux éléves, collegiens, lycéens que l’on peut vivre un aussi grand malheur sans qu’il sonne la fin du bonheur, et sans qu’il condamne à vivre dans  le déni, la culpabilité ou le tabou.

Montrer par des petits gestes, des petites attentions que l’on avance sans oublier l’enfant qui n’est plus parmi les autres, c’est assurément le plus grand réconfort à offrir à ses parents qui vivent ces premières rentrées sans lui si difficiles.

Apprendre aux grands et aux petits à faire une place au malheur pour qu’il ne prenne pas toute la place et leur apprendre ainsi la résilience, cette aptitude à renaître après un malheur, sans oublier pour autant.

Alors, grâce à l’entraide, au partage et au regard bienveillant, ce jour de rentrée peut devenir pour tous un jour symbole de résilience et de renaissance, comme les y invitent les mots de Stéphanie, maman de Capucine, la grande soeur défunte de Clarisse :

« J’ai une pensée particulière ce soir en cette veille de rentrée pour toutes les mamans et les papas qui ne feront pas la rentrée de leur enfant. ..je (nous) vous souhaite de passer aussi sereinement que possible cette journée et cette année scolaire si compliquées pour (nous) vous… Je dédie cette journée de demain à tous nos petits anges partis trop tôt. Que ce lien d’amour qui nous unit désormais à eux nous remplisse le coeur et nous conduise sur ce difficile chemin de la résilience… ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TEMOIGNAGE – L’impensable raconté par Clarisse 9 ans et Thaïs 11 ans

La maladie et de la mort n’épargnent pas les enfants. On les imagine démunis pour faire face à l’impensable, que cet impensable les touche directement ou qu’il touche leur fratrie ou leurs amis proches. Mais les enfants sont étonnants, et souvent impressionnants. Les parents racontent tous la force et le courage de leur enfant dans son combat contre la maladie qui le condamnait. Et lors de nos échanges avec les frêres et soeurs, les camarades de classe de l’enfant, les déclarations spontanées des enfants dont on libère la parole sont d’un enseignement extraordinaire. Les enfants vivent chacun différemment la mort contre-nature de l’un d’entre eux. Et ils ne sont épargnés ni par la souffrance, ni par le traumatisme. Mais ils ont en commun une même force d’amour et des ressources qui les ancrent dans la vie. A nous adultes, les enfants nous montrent souvent le chemin.

Comme ici le témoignage de Clarisse 9 ans et Thaïs 11 ans, la petite soeur et la meilleure amie de Capucine, emportée deux ans plus tôt par le cancer, à l’âge de 9 ans, que partage avec nous sa maman Stéphanie :

Trois questions pour aider les enfants à dire l’impensable

« Voici le témoignage de deux enfants qui fait suite à une conversation que nous avions eue dans la voiture la veille alors que nous évoquions le souvenir de Capucine.

CAPUCINE

Capucine, emportée par le cancer à 9 ans, le 2 avril 2015

Clarisse, 9 ans, petite sœur de Capucine, disparue le 2 avril 2015

Thaïs, 11 ans, une des meilleures amies de Capucine.

Elles ont répondu à trois questions que je leur ai posées. Elles ont eu besoin de s’isoler pendant plus d’une heure dans la chambre de Capucine pour réfléchir et revenir me voir avec deux feuilles remplies au crayon à papier.

Elles y ont mis tout leur cœur, elles ont voulu décrire au mieux leur ressenti.

C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité garder à l’état brut le texte, en refusant même de corriger leurs fautes d’orthographe ou de syntaxe, pour ne rien enlever à leur spontanéité à écrire et partager.

Ce témoignage m’a émue aux larmes… Il est riche, puissant et porteur d’une tellement belle leçon de Vie..

 

 

« Pouvez-vous raconter comment vous avez vécu l’annonce de la maladie de Capucine? « 

 

CLARISSE : « J’était chez une amie quand mes parents et CAPUCINE était à ANGERS à l’hôpital. J’était petite (presque 8 ans) donc je ne comprennait pas quand il mon dit que CAPUCINE avait une maladie »

THAIS : « Quand maman m’a annoncé la maladie de CAPUCINE je me disait qu’elle allait vit gérire. J’était chez ma grand-mère, elle a une petite chapelle et on a fait une prière pour elle ».

 

IMG_0356

 

« Comment avez-vous vécu l’annonce le 2 avril 2015 de l’envol de CAPUCINE ? »

CLARISSE : « L’après midi du deux avril, une amie est venue dans la cour de récréation me dire que ma maman était là et qu’elle pleurait. Je savait tout de suite ce qui se passait car je m’y attendais. J’ai vu trop CAPUCINE souffrir à l’hopital et je savait que ca allait arrivé. J’ai demandé à maman de partir car je n’avait pas la force de retourné en classe après ça. Je me sentais triste mais je savais que CAPUCINE était mieux ou elle était maintenant. C’est d’ailleur la frase que j’ai dit.

Je n’avait pas envie de pleuré car j’entendais CAPUCINE dire qu’elle allait mieux là où elle était.

On est parti de l’école sans bruit. Je suis arrivée à l’hopital il y avait la meilleure amie de maman et mon papa. Je ne voulait pas voir CAPUCINE car je savait qu’elle était déjà parti !!

Ma tante ZAZA était avec ma maman quand ça s’est passé.

Quand je suis retournné à l’école le lundi, tout le monde m’avait fait des dessins et des mots pour CAPUCINE.

 

CAPUCINE ET THAIS

Thaïs et Capucine, meilleures amies

THAIS : « Je descends l’escalier de l’école pour la récréation de 15h20 min. j’étais à l’avant du rang quand soudain je vois CONSTANCE (la meilleure amies de CAPUCINE et aussi ma meilleure amies)pleurée ; je lui demande ce qu’il y a et elle ne me repond pas. Je me dit qu’elle s’est fait mal mais quand je vois sa maitresse pleurée qui est aussi la maîtrise de CAPUCINE, je me dit que c’est plus grave. En bas des escaliers, Paul (un ami de CAPUCINE) m’apprend que CAPUCINE est partie.

Je ne réalisait pas, je me suis assise sur une table, j’ai pleuré et aussi j’ai réfléchi. Il y a des grands du CM2 qui sont venue me voir, et après SOPHIE une maîtresse et PAUL mon dit : CAPUCINE est mieu la où elle est et elle ne souffre plus.

Les maternelles ne comprenaient pas pourquoi on pleurait. Après je me suis entouré de mes amies et on a parlé.

Quand on est remonter en classe on a parlé de CAPUCINE avec notre maître RAPHAEL . et après on était en activité libre.

Le lendemain, toute l’école a tagué deux fois le prénom de CAPUCINE sur le tableau de la cour. 

 TAG TABLEAU ECOLE-2

 

« Comment vis-tu aujourd’hui le départ et l’absence de ta sœur (pour Clarisse), et de ta meilleure amie (pour Thaïs) ? »

 

CLARISSE : « CAPUCINE est partie mais elle est près de nous et même si on la voit pas, elle, elle nous voit et elle nous entend et nous envoi du courage.

Il ne se passe pas une minute sens que je pense à CAPUCINE. Elle m’aide et me conseille. Je pense souvent à ce qui me faisait rigoler. Toutes les petite blague. Elle nous fait toujours rigolé.(cf photo)

Elle est parti mais on la rejoignera un jours…

Elle nous envoi des signe c’est notre ange gardien.

On ne peut pas nous comprendre tant que ça ne vous est pas arrivé »

 

THAIS : « Je continue à vivre en pensant a elle tout les jours . elle me donne de la force, du courage, l’espoire au quotiden. Elle est mon ange gardien et elle m’aide a passé au dessu de toute les épreuves de la vie et elle me conseille.

Je me dit que on ne la voie petaitre pas mais elle est présente a chaque moment.

Et je me dit aussi qu’elle est partit en voyage ; on ne peux petaitre pas la voire mais on peux l’aimer autant qu’on veut.

Quand je pense à CAPUCINE je pense aussi à tout les jeux, toutes les rigolades avec elle et sa me redone du sourire.

20170401_125012

CAPUCINE nous fait des blagues (comme la chaise qui bouge pendant que j’écris en ce moment) et elle nous fait des signes.

 

Maintenant quand je fais des choses belles je pense à CAPUCINE qui aurait aimé les faire… »

 

Stéphanie BERTHON, Nantes, Juillet 2017

IMG_0355

Clarisse dans les bras de sa grande soeur Capucine

 

Intervenir dans les écoles pour aider les enfant à transformer le malheur en petits bonheurs

 

Deux ans après le décès de Capucine, encouragée par sa fille Clarisse, Stéphanie a proposé à son école d’intervenir dans les classes pour évoquer le départ de Capucine, la vie après, et comment on peut garder un lien d’amour et transformer ce grand malheur en petits bonheurs.
Avec Le Point rose, elle est intervenue le 22 juin 2017 dans les classes de l’Ecole primaire Notre Dame de Bon Port à Nantes, et a tenu le lendemain un stand d’ateliers créatifs auxquels les enfants ont pu participer pour mettre en pratique les échanges et les enseignements de la veille. Le principe de ces interventions du Point rose dans les écoles, repose précisément sur l’alliance et la complémentarité entre un temps de paroles partagées et un temps d’actions (créatives, artistiques ou sportives) là-encore partagées.

 

IMG_0699

Stand Le Point rose de Stéphanie à l’école de Capucine, le 23 juin 2017

 

Stéphanie propose désormais aux écoles de sa région confrontées à la maladie ou la perte d’un enfant, mais aussi à celles tout aussi contre-nature d’un papa ou d’une maman quand on n’est encore qu’un enfant, d’intervenir avec Le Point rose pour libérer leur parole et leur permettre d’exprimer ces trésors d’amour et de vie dont ils ont la richesse pour appréhender ces malheurs. Accompagnés, les enfants nous ouvrent les portes de l’école de la résilience.

IMG_0715

 

Stéphanie Berthon pour Le Point rose : Tél: 06 12 41 22 82 – Email : lepointrose@yahoo.com

 

 

GROUPE DE PAROLE LE POINT ROSE

Le prochain groupe de parole organisé par Le Point rose se tiendra le lundi 20 mars prochain, de 18h à 19h30, dans les locaux du Centre Ressource.

Renseignements et inscriptions préalables obligatoires au 06 50 21 42 87.
Ce groupe de parole permet de libérer la parole et de faire sortir du silence, les parents, frêres et soeurs, grands-parents, et parents proches qui ont vécu le traumatisme de la perte d’un enfant. Pour reconnaître et écouter leur souffrance, leur culpabilité, leur colère parfois, et pouvoir trouver des mots pour dire l’impensable et l’insupportable.


Il s’agit d’un groupe de parole thérapeutique basé sur l’expressivité des émotions, le soutien et la solidarité. Ce groupe est animé conjointement par deux psychologues : celle de Ressource et celle du Point rose.


Une Permanence Le Point rose est également assurée le jeudi après-midi, de 14h à 18h, dans les locaux du Centre Ressource sur rdv toujours au 06 50 21 42 87. Il est possible pour les parents et les proches d’un enfant en fin de vie ou d’un enfant décédé de prendre rendes-vous pour cet accueil personnalisé par notre psychologue clinicienne. Cet accueil est également ouvert aux professionnels de santé confrontés à la fin de vie d’un enfant, et pas forcément préparer à accompagner l’enfant et sa famille.

Le Numéro vert du Point rose 0805 38 38 83 assure par ailleurs un soutien 24/24h et 7/7j aux personnes confrontées à la fin de vie ou à la perte d’un enfant partout en France.


Adresse : Centre Ressource – Pôle d’activité d’Aix-en-Provence, 1140 rue André Ampère 13851 Aix-en-Provence (Les Milles).

Sociaux_Groupe de parole_LePointRose_Mars_HR

 

PRIX SOLIDARITÉ

Le Point rose en finale du Prix Solidarité Version Femina & Europe 1 ! Nathalie a été reçue avec les 12 autres finalistes arrivées en tête de leur région par le jury du grand prix pour présenter Le Point rose, échanger et vivre une belle rencontre de femmes toutes engagées sur de belles causes solidaires. C’est un immense honneur pour nous de voir Le Point rose parmi les finalistes des plus belles actions solidaires de l’année. Merci à tous ceux qui ont voté pour nous et qui soutiennent notre action !

15134761_500932596697849_7226375395356533382_n 15078892_500932586697850_841869126411015705_n

RUN FOR LE POINT ROSE – 10 KM de la Provence

Le Point rose à l’honneur de ce rdv majeur des coureurs en Provence, face aux plages du Prado, pour les grands et les petits, avec plus de 2200 participants en 2015. C’était ce dimanche 20 Novembre  à 9h.

Un parcours de 5km à 10h30 accessible à tous, une course Kids et des animations enfants !

Une histoire d’amour, de lien et de famille !