Le Point rose

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Le Challenge Vélo Nice-Mont Ventoux roule pour Le Point rose

3ème Challenge Vélo Nice-Mont Ventoux pour chefs d’entreprise, du 9 au 11 juin 2016 : 

400 km au profit de l’association Le Point Rose

Le top  départ de troisième édition du  challenge Nice Mont Ventoux  organisé par Jean-Baptiste Wiroth (WTS) est fixé au  9 juin à 8H30 depuis la Promenade des Anglais,  Hi Beach.

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Ce challenge a pour objet de proposer aux chefs d’entreprise des défis sportifs exclusifs où les notions d’effort, de pugnacité, de camaraderie sont centrales. Ce défi vise aussi promouvoir un mode de vie respectueux de la santé physique, mentale et émotionnelle grâce au sport et au vélo en particulier. » Il est aussi  mené dans un but caritatif au profit de l’association Le Point Rose en soutien aux enfants en soins palliatifs pédiatriques et à leur famille.

Limité à 30 dirigeants d’entreprises le challenge se caractérise par un défi de 3 étapes non-chronométrées sur un parcours provençal exceptionnel :

1ère étape Nice / Moustiers Sainte Marie 139Km

2nde étape Moustiers Sainte Marie – Mazan 140 Km

3ème étape  Mazan- Mont Ventoux-Mazan  108Km

Soit 400 km au total avec 4 cols dont un col majeur : le Mont Ventoux lors de la 3ème étape

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Autre caractéristique, la challenge roule pour Le Point rose, en soutien aux enfants en soins palliatifs et à leur famille!  Pour sa 3ème édition en effet, le Challenge a finalisé un partenariat avec l’association. La devise de l’association est « Ajouter de la vie aux jours, quand on ne peut ajouter de jours à la vie »… et bien c’est ce que les organisateurs et participants à cette 3ème édition se proposent de faire : Vivre intensément chaque instant et rouler pour Le Point Rose afin de mieux faire connaitre l’association. En outre, WTS reversera 1€ par km parcouru par le peloton.

 

Programme du Challenge 2016

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Mercredi 8 juin
18h30 Accueil au Blue Beach (remise des packs challenges et des tenues)
19h30 Présentation du challenge et briefing général.

Jeudi 9 juin
7h30 Accueil des participants au Blue Beach
8h30 Départ de la 1ere étape Nice – Moustiers Sainte Marie
15h Arrivée des premiers participants à Moustiers
16h Ouverture des massages et de l’atelier mécanique
18h30 Présentation des participants et de leurs entreprises (présence souhaitée)
19h30 Dîner à l’hôtel Le Relais.

Vendredi 10 juin
7h30 Petit-déjeuner
8h30 Départ de la 2nde étape Moustiers Sainte Marie – Mazan
15h Arrivée des premiers participants à Mazan
16h Ouverture des massages et de l’atelier mécanique
18h30 Atelier Débat sur le thème la « Santé du Dirigeant » (présence souhaitée)
19h30 Diner au Château de Mazan.

Samedi 11 juin
7h Petit-déjeuner
8h30 Départ de la 3ème étape Mazan – Mont Ventoux – Mazan
9h Arrêt à Malaucène puis ascension du Ventoux 
12h Pique Nique au Chalet Reynard
14h30 Arrivée des premiers participants à Mazan
15h30 Ouverture des massages et de l’atelier mécanique
17h Visite de Cave (facultatif)
20h30 Diner au Château de Mazan
21h30 Remise des diplômes.

Dimanche 12 juin
7h Petit-déjeuner
10h30 Départ de la Navette retour sur Nice
14h Arrivée à Nice au Blue Beach.

 

Interview de Jean-Baptiste WIROTH, organisateur du Challenge et dirigeant de WTS – Coaching sportif. Il explique son engagement aux côtés de l’association Le Point rose.

 

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– Pourquoi avoir choisi Le Point rose?

Le challenge Vélo Nice Mont Ventoux vise à sensibiliser le monde de l’entreprise à l’importance de faire du sport et de l’activité physique.

Je souhaitais depuis le début associer le Challenge avec une action caritative pour donner un supplément d’âme au défi.

Lorsque j’ai pris connaissance de la dynamique naissante entre le monde du sport et le Point Rose, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose 😉

En effet, je pense que lorsque l’on a la chance d’être en bonne santé, il est important de préserver son capital santé.

Or bouger, pratiquer une activité physique, faire du sport, c’est « scientifiquement prouvé » comme étant le médicament le plus puissant qui existe !

Cependant, il est vrai que de nombreuses personnes on du mal à se motiver, mais si l’on arrive à donner du sens à sa pratique sportive, alors on peu décupler sa motivation.

– En quoi consiste votre contribution à l’association?

Les 25 participants au Challenge vont rouler pour le point rose, et nous allons communiquer activement pour faire connaitre l’association.

De plus, pour cette première action, nous allons également reverser 1€ pour chaque kilomètre parcouru par le peloton, soit 400€.

– Que peut représenter pour les participants du challenge, ce partenariat avec Le Point rose?

La maladie nous touche tous.

Que l’on soit participant, bénévole ou organisateur, nous connaissons tous des personnes gravement malades.

Quand ce sont des enfants, c’est encore plus douloureux.

Chacun des participants vivra sans doute la chose différemment, mais je suis convaincu que lorsqu’ils seront en difficulté, notamment dans l’ascension du Mont Ventoux,

chacun aura une pensée pour les enfants et les familles soutenues par le Point rose.

Une manière de vivre ce challenge avec encore plus d’intensité !

La collaboration avec Le Point rose se poursuivra-t-elle au-delà du challenge? Si oui, sous quelles formes?

Je compte bien poursuivre cette collaboration au de la de cette 3ème édition du Challenge.

Pour les prochains challenges, nous essaierons de faire plus, notamment en proposant quelques dossards via l’association pour apporter plus de financements.

En outre, un atelier sur la santé du dirigeant est prévu lors du Challenge, je ne doute pas que la discussion s’élargira à la santé en général, et à cette collaboration.

De belles idées naitront sûrement de ce « brainstorming » pour aider le Point Rose !

Jean-Baptiste Wiroth – PhD

WTS – The Coaching Company® – Le réseau de coach N°1

Tel : 06 87 47 45 86 – Email :jb.wiroth@wts.fr

Site « Performance »:www.wts.fr

Facebook :http://www.facebook.com/WTSTheCoachingCompany

Site « Entreprise » :www.sport-entreprise.fr

Facebook :http://www.facebook.com/sportentreprise

 

Merci aux et aux participants de ce beau Challenge Vélo NMV !

 

 

 

 

 

 

 

Un Ironman 70.3 du Pays d’Aix en rose 💗

Malgré les très mauvaises conditions météo, l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix a été un événement sportif incroyable qui a animé, durant 3 jours, la belle ville d’Aix-en-Provence. Et le Point rose a ajouté de la lumière dans les yeux et le cœur des participants. Un grand merci à Ironman France et à Yves Cordier son président qui a offert une si belle place à notre association dans un si bel événement.

Dès le vendredi 29 avril, la ville d’Aix a revêtu les couleurs du triathlon pour accueillir la 6e édition de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix et ses versions IRONKIDS pour les enfants la veille et IRONGIRL pour les filles le dimanche à 9h. En point de mire de ces 2 jours… Le Point rose a ajouté de la vie et des couleurs à l’événement en animant les courses IRONKIDS et IRONGIRL pour en faire une grande fête pour tous. De nombreux triathletes  ont aussi arboré un Point rose, sur le parcours et l’arrivée de l’IRONMAN 70.3.

Quant à l’association et ses bénévoles, ils ont tenu un stand pendant les deux jours dans le village de l’Ironman situé cette année sur le prestigieux cours Mirabeau, réservant de belles surprises en rose pour les kids et les girls.

 

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Un Point rose lièvre…

L’IRONKIDS du Pays d’Aix derrière Le Point rose

Autant de vie et de couleurs derrière Le Point rose, c’était le samedi 30 avril sur le cour Mirabeau d’Aix-en-Provence, la veille de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix.

L’IRONMAN c’est aussi pour les enfants, l’IRONKIDS, un Run exclusivement réservé aux kids, organisé en plein coeur du centre ville d’Aix en Provence à partir de 15h00. Avec 4 catégories, de 5 à 13 ans. L’occasion unique pour les petites graines de champion de venir fouler le parcours de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix. Un « run » sur le Cours Mirabeau et une arrivée sur la majestueuse Rotonde… un moment magique en perspective pour les Kids!

Quatre catégories se sont succédées de 5 à 13 ans avec beaucoup d’envie derrière un Point rose lièvre sur chaque course. C’etait magnifique de voir ainsi courir 300 enfants derrière notre Point rose.

12/13 ans – Catégorie ROUGE  – Années de naissance : 2004 / 2003 – Distance : 2400 m (3 tours)

10/11 ans – catégorie VERTE – Années de naissance : 2005 / 2006 – Distance : 1600 m (2 tours) 

8/9 ans – catégorie BLEU – Années de naissance : 2007 / 2008 – Distance : 800 m (1 tour) 

5/7 ans – catégorie JAUNE* – Années de naissance :  2011 / 2010 / 2009 – Distance : 400 m (1/2 tour)

* pour cette catégorie, 1 parent pouvait courir avec son enfant

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Laurent donnant le départ des IRONKIDS

Bravo et merci à Léa, 1ère de sa catégorie bleue, qui portait aussi les couleurs du Point rose, 1ère sur le podium et dans nos cœurs.

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Un très bel hommage à son petit frère Théo et à tous les petits Points roses trop tôt disparus.

L’IRONGIRL en Rose

En parallèle de la 6e édition de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix, une course à pied 100% féminine était organisée au profit du Point rose.

C’était le dimanche matin à 9h, sur le parcours de course à pieds de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix, dans un froid glacial! Les féminines n’ont manqué ni de courage, ni de vitalité.

7 km sur un circuit excptionnel enchaînant chemins du Parc de la Torse et rues du vieil Aix, avec une dernière ligne droite sur le Cour Mirabeau jusqu’à l’arche d’arrivée de la Rotonde. Un circuit prestigieux qui permet aux féminines d’effectuer la boucle de la course à pieds de l’IRONMAN.

Une course pour être de la fête sans pour autant prendre le départ de l’IRONMAN 70.3 du Pays d’Aix, avec la possibilité de courir dans 3 catégories  : Individuelle, en équipe de 2  (duo famille ou copines) ou en Challenge Entreprises (5 collègues minimum d’une meme entreprise).

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La team des girls Highco

Pour le Challenge Entreprises, plusieurs teams de filles s’étaient mobilisées en nombre et en choeur pour Le Point rose : La team de Highco Data , la team des Ladies of Marseille, la team de Triathl’Aix et la team de Corinne. ,Merci à toutes d’avoir si joliment couru pour Le Point rose en participant et portant nos couleurs.

Lors du retrait des dossards, les vendredi et samedi, au stand du Conseil Départemental 13- Le Point rose à l’IRONMAN Expo, les féminines se sont vues remettre le kit en rose pour porter les couleurs de l’association pendant la course. Une course riche en couleurs roses pour rappeler l’importance d’ajouter de la vie aux jours quand on ne peut ajouter de jours à la vie.

Des femmes extraordinaires…

Les participantes de l’IRONGIRL n’étaient pas les seules femmes à illuminer l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix. Nous tenons à témoigner notre reconnaissance et notre admiration à quelques femmes extraordinaires qui ont contribué à faire de l’événement une fête conviviale et réussie. Dans les coulisses de l’IRONMAN en effet, Patricia, Isabelle et Vicky n’ont pas arrêté, souvent très tôt le matin et très tard le soir, sans jamais se défaire de leur sourire lumineux et réussissant même la prouesse de prendre le départ de l’Irongirl pour Isa! Félicitation à Véronique Mature, la lauréate de cette IRONGIRL 2016 qui nous a fait l’amitié de devenir ambassadrice du Point rose sur toutes ses courses.

Et sur la ligne de l’arrivée de l’IRONMAN 70.3 aussi…

Le week-end du 1er mai a permis de lancer la saison européenne IRONMAN sous le format 70.3, et d’accueillir dans la ville d’Aix-en-Provence et dans le Pays d’Aix, les 2500 participants (Top 3 Européen) venus du monde entier.

Tine Deckers (Belgique) 1ere féminine

Tine Deckers (Belgique), 1ère féminine de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix 2016, Léa et Le Point rose

En interview pour Triathlete Magazine, Bertrand Billard, finaliste de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix 2016 et licencié du club Triathl’Aix, arbore le badge Le Point rose 💗

https://www.facebook.com/TriathleteMagazineFrance/videos/1144032925646970/

 

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Delphine, blogeuse et ambassadrice du Point rose

Deux jours incroyables à vivre ou à revivre grâce au récit de Delphine Joutel qui nous raconte son IRONMAN 70.3 Pays d’Aix et sa rencontre avec Le Point rose depuis le Raid des Alizés 2015 qu’elle avait déjà couru sous nos couleurs 💗 

http://www.ohmytri.fr/oh…/oh-my-point-rose-tri-d-aix-1-5-16/

 

 

La 6ème édition de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix a confirmé, malgré la météo atypique pour la saison, sa réussite à offrir un événement et un spectacle sportif de très haut niveau, tout en offrant à chacun la joie d’y participer aussi, en famille ou entre amis, en tant que coureurs ou spectateurs.

TRI FOR Le Point rose !

Alors rendez-vous le 5 juin, pour encourager la team du Point rose qui prendra le départ de l’IRONMAN FRANCE NICE. En effet, près de 100 triathlètes, dont une grande majorité du club des Sardines Titus de Cassis, et autant de supporters arboreront un dossard « rose » ce jour-là!

Et pour toutes les filles qui rêvent de s’initier au triathlon sous toutes ses formes (en équipe, en relais, en solo, en version animathlon, triathlon ou duathlon!), ne manquez pas deux beaux événements à la rentrée (de quoi avoir le temps de s’y préparer), l’un dans le Nord, l’autre dans le Sud :

IMG_4295La Triath’Elles de Gravelines (59820), le 3 septembre : https://www.facebook.com/latriathelles/

https://www.facebook.com/groups/942736145819557/

 

 

 

 

Visuel Les 3 Elles Roses

 

 

Les 3 Elles Roses de Saint-Chamas (13250) le 25 septembre : un triathlon/duathlon et un animathlon 100% féminin au profit du Point rose : https://www.facebook.com/events/666359603506032/

 

En 2016 plus que jamais… TRI FOR Le Point rose 💗

 

 

 

 

Une team Highco pour Le Point rose

Lors de l’IRONMAN 70.3 Pays d’Aix, le groupe aixois Highco s’est mobilisé pour Le Point rose en alignant sur la ligne de départ de l’IRONGIRL qui se courait au bénéfice de l’association, une équipe féminine engagée et dynamique qui a illuminé la course de ses sourires et de ses couleurs. Une équipe recrutée parmi les salariés membre de l’association Olympique HIGHCO.

Aurélie Nicolas, la coordinatrice de cette belle team, a lancé l’invitation à ses coéquipières : « Donnons de l’amour jusqu’au bout de la Vie et soyons présents à chaque moment ! ».

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Aurélie et Christine sur le stand du Point rose, lors du retrait des dossards

Christine Leboeuf-Carbone, l’une des girls de la team, explique aussi son engagement pour Le Point rose : « Il est des sujets que les gens préfèrent éviter d’aborder et c’est pour cela qu’il m’a paru important de courir pour le Point Rose afin de mettre en lumière l’action de Nathalie et Laurent. On ne peut pas continuer à fermer les yeux et détourner la tête en disant « c’est trop difficile ou « ça me fait peur » Au contraire, il faut relever la tête, à l’instar des familles qui traversent cette tragédie et concourir à faire évoluer les choses !! Donnons notre temps, notre énergie, notre sourire, nos dons pour les soutenir et les aider à « ajouter de la vie aux jours ».

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Toutes mobilisées pour Le Point rose au siège du groupe Highco

Depuis le lancement de notre action, les membres du groupe nous ont tous apporté un soutien fidèle sur nos différentes manifestations, et l’IRONGIRL du 1er mai aura été une nouvelle opportunité pour elles et pour eux de nous manifester ce soutien amical et matériel.

 

 

La team Highco s’est mobilisée et préparée à la course dans la bonne humeur et la convivialité des locaux du Groupe, avant le grand rendez-vous à la Rotonde d’Aix-en-Provence, le dimanche matin.

Dans le froid d’un dimanche 1er mai peu saisonnier, les Highco Girl ont réchauffé l’ambiance et illuminé de leur joie de vivre le parcours et le podium.

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Un grand merci à toutes pour votre présence et votre engagement à nos côtés.

 

 

 

 

La double peine des « enfants qui restent »

Le témoignage d’Olivia m’a bouleversée autant par ce qu’il dit que par ce que l’on devine de la souffrance intérieure, presque honteuse, d’un enfant après le décès d’un autre enfant de sa famille. Il lève le voile sur la souffrance des « enfants qui restent », ceux qui doivent continuer à avancer avec le fantôme souvent si présent de l’enfant disparu, quand les souvenirs et les angoisses ne sont pas vécus au grand jour, ni partagés dans la vie et l’amour. On y devine aussi leur culpabilité, et l’injonction tacite qu’ils entendent ou imaginent leur rappelant leur chance à eux d’être vivants. Et, plus que jamais, il encourage l’action du Point rose en direction des enfants des familles vivant le drame de perdre un enfant. Et dans une famille recomposée, ces fratries sont souvent complexes, nombreuses incluant des demi-frères ou soeurs, des cousins, des parents par alliance. Et il est aussi important dans le cas des enfants d’élargir encore ce cercle aux camarades de classes, d’activités et aux meilleurs ami(e)s.

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Les liens des morts et des vivants… (photo Patrick Béjot)

Mais ce témoignage est aussi riche d’un autre enseignement. Le sujet de la perte d’un enfant est si douloureux et si anxiogène qu’il en devient presque tabou. Ceux qui en ont vécu le drame, directement ou indirectement, n’en parlent pas. On ne les encourage pas beaucoup non plus… Si bien que plus ils sont touchés, et moins ils en parlent. Et l’on peut côtoyer durant des années des personnes en ignorant tout de leur vécu traumatique, vécu qui continue parfois à peser lourdement sur leur vie actuelle. Un double silence qui condamne les parents et les enfants en deuil à la double peine de la perte et de d’un isolement douloureux, voire dangereux pour leurs proches et leur équilibre.

Le témoignage d’Olivia est bouleversant à ce double titre. Par l’intensité de ce qu’elle partage et par le fait qu’elle accepte aujourd’hui de le partager. Certains se diront qu’elle n’a pourtant connu enfant « que » la mort de sa cousine, en osant comparer les drames et les souffrances. Mais ses mots démontrent toute l’intensité de sa souffrance d’enfant et de maman aujourd’hui. Ils démontrent que la mort d’un enfant est conséquente sur un cercle bien plus large que ses seuls parents, et combien, mal accompagnée, elle peut avoir des conséquences dévastatrices sur plusieurs vies, plusieurs cercles et plusieurs générations. L’accompagnement des familles et des fratries vivant la fin de vie d’un enfant doit se faire au nom de l’intégrité de toutes ces vies à vivre et à venir.

Je connais Olivia depuis plusieurs années. Comme tous nos proches et amis, elle m’avait adressé sa peine et ses condoléances amicales au moment de l’annonce du décès de Carla-Marie. Mais, un an plus tard, quelques mois après le lancement de notre Point rose, Olivia m’a envoyé le message suivant :

FullSizeRender-100« Bonjour Nathalie, Comme ça fait plusieurs fois que j’écris et que j’efface, que je réécris et que je re efface, je vais essayer de d’être plus simple. Je voulais juste de te dire mon admiration face à ton sourire et ton énergie. Ton combat me touche. En tant qu’être humain. En tant que Maman. Et en tant qu’ancienne petite fille qui a perdu un jour sa cousine, elle était à peine plus âgée que moi, à peine plus jeune que Carla. Même ville. Même hôpital. Même chose ou presque. J’en tremble en te disant ça. Je ne veux pas t’écrire pour te parler de moi, surtout pas mais pour te dire à quel point ce point rose est énorme.

Après le décès de Géraldine, il ne restait que l’absence, les larmes intarissables de ma grand-mère. La colère de mon grand-père.  Le visage de douleur de ma tante. Je n’avais que 4 ans mais je savais qu’il ne fallait pas en parler. Surtout pas les enfants, surtout pas devant les enfants. Ne pas expliquer. Ne pas dire son prénom. De peur de faire mal, de blesser. Comme si ça pouvait faire plus mal encore. Bref, à l’époque, point de Point Rose pour aider à faire vivre ces enfants, à ne pas les réduire à leur maladie. Il a fallu de nombreuses années pour que ma tante m’avoue à quel point elle aurait voulu parler de sa fille, malgré la souffrance. Continuer à la faire vivre. Parce qu’elle était toujours là. Parce qu’elle est toujours là. On en parle depuis, bien sûr. Je lui parle du Point Rose, de vous. Elle trouve ça formidable. Tout ça pour dire, merci Nathalie pour ton courage et ton énergie. On pense souvent à vous,  à Carla et à Paloma. Je t’embrasse ».

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Après ce message qui m’a ému aux larmes, nous avons échangé sur son vécu dont j’ignorais tout. Olivia a rejoint depuis notre association, acceptant même de représenter l’action du Point rose lors de l’opération Enfants sans douleur de l’OGC Nice, le 20 avril dernier. C’est un immense bonheur pour nous de la savoir à nos côtés aujourd’hui, et de savoir que ce combat peut l’aider elle aussi aujourd’hui. Alors merci Olivia pour ton témoignage qui aidera d’autres enfants et d’autres familles, car il n’est jamais trop tard pour les aider, ces familles et « les enfants qui restent », comme tu les nommes si pudiquement.

 

Pour lire le témoignage d’Olivia, cliquer sur le lien :

https://lepointrose.org/apres-le-deces-de-geraldine-limmens…/

Le Point rose, partenaire de l’opération Enfants sans douleur

 

« Après le décès de Géraldine, l’immense poids du silence »

« Je me suis toujours sentie illégitime à parler de cette partie de mon histoire. Je n’ai pas perdu d’enfant. Je ne connais pas cette horreur. Je ne suis « que » la cousine. Et pourtant…« . Aujourd’hui, Olivia raconte et partage son histoire. Un témoignage sur la souffrance des enfants et l’importance de les accompagner eux-aussi après la perte d’un enfant.

 

« Je me suis toujours sentie illégitime à parler de cette partie de mon histoire. Je n’ai pas perdu d’enfant. Je ne connais pas cette horreur. Je ne suis « que » la cousine. Et pourtant…

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Olivia et Géraldine (à droite)

J’avais 4 ans quand Géraldine est morte. Elle en avait 6. Une tumeur au cerveau. Je n’ai pas eu de peine. J’étais trop jeune. Je n’ai que de rares souvenirs. Un qui m’est revenu récemment où elle été déjà malade. Et un surtout, très « vivant », quelques jours avant son décès sans doute. Elle allongée, sur le canapé du salon. Plus de cheveux. Un tuyau dans le nez. J’ai demandé à ma mère où je pouvais l’embrasser puisqu’elle avait ce tube en plein milieu ! Géraldine m’a souri. Un vrai beau sourire. Ma mémoire n’a pas inventé ce souvenir. Il est vrai, il est clair. Et il est précieux. Je m’y raccroche depuis si longtemps ! Comment peut-on autant souffrir sinon de la mort de quelqu’un si on ne se souvient même pas de lui ? C’est absurde, c’est idiot. C’est pourtant ça mon histoire.

Je ne me souviens pas qu’on m’ait annoncé son décès, qu’on m’ait expliqué sa maladie. Son absence. Pour nous protéger, nous les enfants de la famille, on nous mettait de côté, moi chez ma nounou, ma sœur et mon cousin chez nos autres grands-parents. C’était une affaire d’adultes.

Je ne pense pas exagérer quand je dis que ma vie a basculé quand celle de Géraldine s’est éteinte. Je ne le savais pas encore, c’est tout.

Dès lors, des choses ont changé que je ne comprenais pas. Ma tante m’a rejetée. J’étais là. Sa fille ne l’était plus. Normal. J’avais demandé à ma mère pourquoi « Tatie ne m’aime pas ». C’est sa sœur, elle l’a accompagnée tout le long. Et elle m’a logiquement répondu que je me trompais. Non, je ne me trompais pas. Ma tante ne me supportait pas. Ma grand-mère elle s’est mise à m’aimer plus que les autres, je le voyais bien. Elle m’aimait pour 2. Mes grands-parents chérissaient Géraldine. Je ne les ai jamais entendu prononcer son prénom. Géraldine est devenue pour toujours « la pauvre petite ». 
Il ne fallait pas abimer les rosiers du jardin. Les fleurs pâles étaient coupées et déposées quotidiennement sur la petite tombe blanche. Bizarrement, j’aimais bien les accompagner au cimetière. J’étais déjà habituée à y aller en fait avec ma nounou, ma Tata, qui avait perdu son bébé de 7 mois, quelques années avant que je ne la connaisse. Et dont on n’a jamais prononcé le prénom non plus à la maison.

Tata apportait des fleurs, nettoyait la tombe et on repartait. Avec mes grands-parents, je ne comprenais pas. C’était une étrange pièce de théâtre. Alors je faisais comme eux, instinctivement. Je baissais la tête, je prenais l’air triste et je me demandais vraiment ce qu’ils pouvaient se dire dans leur tête ou s’ils se récitaient quelque chose ou s’ils priaient en silence. Un mystère. J’attendais qu’ils donnent le signal du départ. Ma grand-mère adorée en avait les yeux trempés comme toujours.

FullSizeRender-97On ne m’a rien expliqué mais j’ai compris que je n’avais pas le droit de briser le silence qui s’était tacitement installé. Il y a des limites invisibles que les enfants savent très bien ne pas franchir. Pas question de faire pleurer ma grand-mère. Pas question de faire de la peine aux grands.

En grandissant, ma mère me répondait plus sincèrement à mes questions. Comment est-elle tombée malade ? Comment on l’a su ? Quel traitement elle a eu ? Ma mère a toujours appelé Géraldine par son prénom mais en se blessant la bouche à chaque fois, je le sais, c’est ma mère, je le sentais bien. Je ne voulais pas lui faire mal, mais j’avais besoin de savoir. 
Peu à peu, la peur et l’angoisse ne m’ont plus quittée. Géraldine n’était plus dans mon esprit que maladie et mort. A chaque migraine (curieusement débutées peu après le décès de ma cousine), je frappais mon genou pour vérifier mes reflexes, je marchais sur des lignes pour m’assurer de mon équilibre. C’était bien tombé sur elle, alors pourquoi pas sur moi ?

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Un poster de Géraldine conservé par Olivia

J’ai été élevée « sous cloche ». Interdite de faire quoique ce fut qui puisse me blesser. Pas de cheval, pas de luge, pas de patin à roulettes, pas certains manèges… N’étant pas téméraire de nature, je n’en ai jamais souffert. J’ai tout de même pu faire du ski ou partir en classe verte. Plus tard en voyage plus ou moins seule aux Etats-Unis. Mais tous ces « Attention, tu vas tomber/te piquer/te faire mal/ te casser quelque chose/te cogner/te couper…! », ça laisse des traces. Transmissibles de génération en génération… Devenue une jeune femme, lorsque j’ai vraiment quitté le nid, lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai peu à peu cultivé quelque chose de morbide. La peur naturelle et rationnelle de la mort s’était transformée en phobie. C’était devenu proche de l’invivable. Ca prenait de plus en plus de place. Je faisais des crises de panique. Je ne pouvais plus respirer. Je devenais littéralement folle si mon chéri n’était pas encore rentré et qu’il ne répondait pas à son téléphone. C’était comme ça avec tous mes proches. Toujours à les imaginer morts quelque part. Mon esprit prenait le contrôle et me faisait perdre le mien.

A Marseille, une longue thérapie et un merveilleux psy m’ont aidée. J’en été arrivé à ne plus pouvoir rien faire, plus prendre la voiture, plus prendre le bus… Une fois, en entrant dans une salle de cinéma, nouvelle attaque de panique. J’étouffais, réellement, physiquement, partout où j’allais. Spasmophilie, début de tétanie. Et ce que les psys identifient comme « une sensation de mort imminente ». C’est d’une violence inouïe. Comme si on vous enterrait vivante. 
Pareil avec l’ascenseur. J’en ai une phobie profonde. Comprenne qui pourra mais la phobie de l’ascenseur en général (que je ne prends absolument jamais depuis toujours, même au dessus de 10 étages) est liée à ma peur panique de la mort. Pour moi on y entre comme dans un cercueil, on peut vous y oublier. 
Avec des efforts et du temps, mon psy m’a reconnectée à la vie réelle. Je ne prends toujours pas l’ascenseur mais je m’en fiche. Je retourne au cinéma, même toute seule. Je conduis sur l’autoroute, même seule avec ma fille. J’ai même repris l’avion. Avec grosse angoisse. Mais je l’ai fait.

C’est le problème avec les « enfants qui restent ». On sait qu’on peut mourir à n’importe quel âge. Pas forcément très vieux en s’endormant comme on nous l’apprend tout petit. C’est aussi un secret révélé très tôt : celui de la valeur de la vie, du moment, l’importance des sourires, des signes d’amour, la beauté, la nature.

Est-ce qu’en parler enfant m’aurait évité ces traumatismes ? Un Point rose dans notre horizon aurait sans aucun doute aidé ma famille. On aurait pu être ensemble dans le chagrin plutôt qu’isolé chacun dans sa peine, chacun sa douleur, chacun son traumatisme. Mais je n’ai évidemment aucun reproche et n’en aurai jamais. On a voulu me protéger. Chacun a fait comme il a pu.

J’ai eu besoin de l’autorisation de ma tante avant d’écrire tout ça. Elle m’a encouragé à le faire. Elle qui aurait tellement voulu parler de sa fille. De ce qu’elle avait été.

Ma tante, dont je voyais bien la colère dans les yeux lorsqu’elle me regardait. Elle est mon lien privilégié avec Géraldine. Nous sommes devenues vraiment très proches. Du jour au lendemain en fait. Un soir où ma mère avait dû être emmenée d’urgence à la Timone (encore cet hôpital) depuis Cannes, pour faire un scanner cérébral… Je ne crois pas au hasard… C’est chez ma tante qu’on m’a envoyé dormir. J’étais ado et vraiment pas ravie. Et là, on a mis cartes sur tables, pendant presque toute la nuit, nous avons parlé, nous avons pleuré et nous avons enfin pu nous aimer. Géraldine était omniprésente bien sûr.

Depuis ce jour, elle me parle de ma cousine, de sa peine immense, du poids de l’absence, des questions sans réponses, elle sait qu’elle le peut. J’en suis toujours ravie.

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Olivia (en bas à gauche) avec sa soeur et sa cousine

Géraldine aurait eu 40 ans cette année. Je me demande souvent quelle aurait été notre relation alors que avions presque le même âge. Je lui parle souvent. Mais il n’y a pas longtemps, je lui ai demandé de me « lâcher » un peu, de « prendre nos distances ». En devenant maman, mes angoisses morbides ont resurgi, décuplées. Peur qu’elle meure, peur de sentir un petit truc au bas de son crâne. Le pédiatre a souvent dû me rappeler que « c’est normal madame, là c’est les ganglions ». Ah, pas une tumeur alors. Je ne veux pas transmettre mes peurs à ma fille. Elle a 4 ans. Il y a peu, je me suis entendue dire que j’avais une peur panique qu’ « elle s’ouvre la tête ». Je le dis depuis longtemps mais là, je me suis enfin entendue le dire. Ca m’a bouleversée. La tête, encore elle, rien d’autre. Avant même qu’elle marche, j’avais protégé tous les coins et les arêtes des murs, meubles, cheminées, portes… Je voulais lui faire un monde en coton où elle ne pourrait jamais se faire mal, souffrir, mourir. Je serre toujours les dents quand elle court, quand elle saute, quand elle danse.

J’ai encore du chemin à parcourir mais j’arriverai je le sais, à « vivre en paix » avec ma cousine. Je veux le faire pour moi et pour ma fille. Je lui parlerai de Géraldine, elle fait aussi partie de son histoire. C’est une chose dont je suis sûre aujourd’hui : parler, échanger, même si c’est au milieu des larmes, c’est salutaire. C’est salvateur. C’est ça qui empêche de réduire une vie à sa mort.

Olivia et sa fille Louise

Je n’ai livré que mon point de vue mais j’en ai, du coup, discuté avec ma soeur. Elle a 5 et demi de plus que moi mais me dit qu’elle manque de souvenirs tant on l’a contrainte à enfermer ça dans un coin de sa tête. Le frère de Géraldine lui n’a jamais prononcé le prénom de sa soeur. Et puis il y a mon « petit » cousin né un an après son décès, aujourd’hui papa, qui a lui aussi vécu avec un fantôme très présent. Et mon autre cousine née beaucoup plus tard et qui connaît l’histoire de sa soeur. Il est sans doute plus facile d’en parler avec elle, le temps passé l’ayant permis. Bref. Parler, partager. Merci de me donner cette chance. »

 

 

Olivia ROBORY-DEVAYE 

24 avril 2016, Nice (06)

 

 

 

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